Résumé

Jean-Louis Alibert Nouveaux éléments de thérapeutique et de matière médicale… (1808)

Semblable à cette force suprême, qui, dans la mécanique des mouvemens célestes, retient les planètes dans leurs orbites, et que Descartes tenta vainement d'expliquer , elle régit, dans le corps humain , cette réunion admirable de systèmes, qui, par leur structure, leur accord, leur dépendance réciproque, et le noble commerce de leurs fonctions, concourent à former le plus bel édifice vivant de la nature. C'est par elle que chaque organe s'y élève avec ses attributs, ses sensations, ses besoins , ses sympathies.
Source : Gallica

Jean-Louis Alibert Nouveaux éléments de thérapeutique et de matière médicale… (1808)

J'observe , en outre, que la Thérapeutique a son côté moral comme son côté matériel; que les phénomènes intellectuels sont autant de son ressort que les phénomènes physiques. Elle doit s'introduire dans le cœur humain, pour y voir les désirs, les passions, les besoins, les sollicitudes, les chagrins, les attachemens, les espérances, pour y agir sur les sensations et les idées, pour examiner enfin ce que peuvent sur l'économie animale tous les genres de sentiment et de pensée.
Source : Gallica

Jean-Louis Alibert Nouveaux éléments de thérapeutique et de matière médicale… (1808)

C'est mal-à-propos et sans fondement que l'ignorance , toujours crédule , se persuade qu'il peut exister des antidotes généraux et propres à combattre toutes les espèces de poisons. Il y a trop de diversité dans le mode d'altération que ces derniers impriment au corps humain, pour ne pas se persuader que les moyens de les combattre doivent être modifiés à l'infini. C'en est assez pour purger la médecine de tous ces remèdes bezoardiques, de tous ces prétendus alex ipliarmaques, que l'antiquité avoit mis dans une si grande vogue.
Source : Gallica

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