Point de congélation

Définition et enjeux

A. Dastre Revue des Deux Mondes

Le point de congélation de l’eau pure est plus facile à définir que celui des solutions. Sa détermination n’est autre chose que celle du zéro de l’échelle thermométrique. Ce point est, à la fois, la température de fusion de la glace que l’on chauffe et la température de solidification de l’eau qu’on refroidit.
La congélation de l’eau pure est un phénomène plus ou moins brus que ; il n’est jamais instantané. Il a une certaine durée, pendant laquelle il existe donc un mélange d’une partie liquide, qui va en diminuant, et d’une partie solide, qui va en augmentant.
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Léon Lindet Le lait, la crème, le beurre, les fromages… (1907)

Tel est le principe de la cryoscopie.
L'abaissement qu'éprouve le point de congélation par rapport au zéro est en relation avec le poids moléculaire des corps dissous et avec la concentration des liquides. Or, si l'on fait abstraction de la matière grasse, qui est l'élément le plus variable, mais qui, grâce à son insolubilité, n'agit pas sur le point de congélation, on peut considérer le lait comme un liquide de composition assez constante en ses divers éléments; toute addition d'eau est de nature à diminuer l'abaissement du point de congélation, c'est-à-dire à le rapprocher du zéro.
Source : Gallica

A. Dastre Revue des Deux Mondes

Pendant la durée de la solidification, la température de la solution ne reste point fixe ; elle varie et s’abaisse continuellement. Et ceci se comprend. A mesure que de nouvelles quantités d’eau se séparent, à l’état de glace, du corps en solution, la liqueur restante se concentre. On se trouve réellement en présence d’une série de solutions de plus en plus concentrées, dont, par suite, les points de congélation deviennent de plus en plus bas. Il n’y a de fixe que la température à laquelle commence la congélation et la température à laquelle elle finit.
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