Georges Bell

Élements biographiques

Portrait de Georges Bell Georges Bell,  Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

“ Parmi celles-ci, la plus curieuse, sans contredit, est celle que les Chinois appellent la Tête du Tigre, ce qui a fait donner au fleuve lui-même le nom de Tigre, et au point extrême jusqu'où peuvent remonter les navires de guerre celui de Bocca-Tigris, nom qu'on est étonné de rencontrer aux confins de la Chine. La Tête du Tigre est une roche colossale, de la forme la plus étrange, jetée au milieu du fleuve comme le génie protecteur du Céleste Empire par les divinités tutélaires, comme un gigantesque épouvantail pour écarter à tout jamais les barbares. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bell Georges Bell,  Études contemporaines. Gérard de Nerval… (1855)

“ Jamais homme ne s'attacha plus à la femme aimée; jamais adorateur ne para mieux son idole. Pour lui plaire, Gérard de Nerval avait chaque jour quelque invention nouvelle. Il voulait que rien ne fût banal dans son amour. Tous les soirs on était sûr de le rencontrer à la même place, à l'orchestre de l'OpéraComique. Là il savourait isolément toutes les délices de son adoration. D'une timidité d'enfant, rendue plus grande encore par l'état de son coeur, jamais il n'aurait osé aborder Jenny Colon et lui dire la passion qu'il ressentait. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bell Georges Bell,  Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

“ A Emouï, c'était tout le monde ; j'avais remarqué moins de passion à Canton et à Macao. En voyant dans ce port du Fou-Kien tout le monde possédé du démon du jeu, malgré moi je pensais à ce que les écrivains romains ont dit de nos pères les Gaulois : « Ils sont si joueurs, que, lorsqu'ils n'ont plus d'autre enjeu, ils hasardent volontiers leur vie sur un coup de dé. » Cette parole de l'antiquité peut parfaitement s'appliquer aux Chinois d'Emouï. Grands et petits, ouvriers et marchands, tous sont joueurs, mais joueurs effrénés. ”
Source : Gallica

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