Aug. Jeanneret-Oehl

Élements biographiques

Aug. Jeanneret-Oehl Souvenirs du séjour d'un horloger neuchâtelois en Chine… (1866)

Cinq cents soldats chinois stationnaient sur notre place de promenade dans des tentes ; ils étaient armés de coutelas, de demi-lunes, de piques et de boucliers en rotin. Au devant des tentes, on voyait de grandes lanternes suspendues, qui nous faisaient la nuit de charmantes illuminations.
Tout cet appareil de guerre n'avait d'autre but que de nous garder prisonniers à Canton, jusqu'à ce que l'opium fût délivré, et nous étions en effet si bien bloqués de tous côtés, qu'un chat n'aurait pu s'échapper sans être vu.
Source : Gallica

Aug. Jeanneret-Oehl Souvenirs du séjour d'un horloger neuchâtelois en Chine… (1866)

Avec la connaissance du coeur humain, comment un gouvernement qui recherche le bien peut-il employer un tel moyen, et croire qu'un mal sera coupé par la racine en violant les premiers droits de l'homme, ceux de la propriété et la liberté d'en user?
Réformez vos fumeurs, Messieurs les Chinois ; réformons nos passions, Messieurs les humains, et chacun de nous saura que ce n'est pas le commerce qui doit être exclu, mais l'emploi de ce qu'il nous procure qui doit être modéré.
Source : Gallica

Aug. Jeanneret-Oehl Souvenirs du séjour d'un horloger neuchâtelois en Chine… (1866)

Quoiqu'il puisse être dit en faveur des marchands d'opium et contre la police ou la justice de l'empereur, on peut croire que le but réel de ses édits était le bien de ses sujets et qu'il espéra, mais vainement, d'extirper un vice également destructeur de la santé et de la moralité de ceux qui en deviennent les victimes. Mais une partie de ses gouvernants agissent avec des principes bien différents. Ils mangent, fument eux-mêmes de l'opium et acceptent des présents pour favoriser l'introduction de la drogue.
Source : Gallica

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