Georges Bell,
Études contemporaines. Gérard de Nerval…
(1855)
“ Gérard de Nerval essaya vainement de lutter par le travail; sa tête se rebellait à la pensée d'écrire au jour le jour. Il lui fallait la rêverie pour produire, et la rêverie, c'était le mal dont il devait mourir. Malgré lui, d'ailleurs, ses rêves le portaient vers les bonheurs enfuis pour toujours. Artiste, il devait une fois de plus confirmer cette parole du poète : « Les artistes n'ont jamais tué de femmes, et les femmes ont tué beaucoup d'artistes. » Sa dernière oeuvre, qui restera inachevée, Aurélia, nous fait voir toutes les tortures, toutes les angoisses de ce cerveau endolori. ”
