Résumé

Guide de la colonisation au Togo (1924)

C'est le petit cultivateur indigène qui cultive librement la presque totalité du sol du Togo ; c'est donc de son travail, de son initiative, de sa docilité à écouter les conseils de l'Administration que dépend l'avenir économique du pays : méthode dangereuse, dirat-on, si l'on songe à la paresse naturelle de certains noirs, mais méthode autrement féconde que toute autre si une administration avisée cherche à développer dans l'esprit du paysan indigène, qui ne diffère peut-être pas foncièrement de l'esprit du paysan français, le goût de la propriété individuelle, l'attrait du gain.
Source : Gallica

Guide de la colonisation au Togo (1924)

LA VIE DES EUROPÉENS AU TOGO 69
L'alcoocisme. — L'alcoolisme est fréquent chez les Européens habitant les colonies. On a tendance à boire parce qu'il fait chaud, que l'on a soif, que l'on est souvent déprimé, que l'on s'ennuie, et parce que l'alcool donne une excitation factice.
Les apéritifs et les liqueurs exercent, par les essences qu'ils renferment, l'action la plus néfaste sur le système nerveux ; cette action est beaucoup plus rapide dans les pays chauds que dans la Métropole ; elle se manifeste d'abord par de l'énervement, de l'irritabilité, puis par des polynévrites et des manies.
Source : Gallica

Guide de la colonisation au Togo (1926)

Les pays Cabrais et Lossos, surpeuplés au nord de Sokodé, constituent heureusement un réservoir de main-d'oeuvre susceptible de suffire pendant longtemps aux besoins croissants du Territoire ; aussi une bonne partie de la main-d'oeuvre permanente nécessaire dans le Sud, soit pour l'agriculture, soit pour l'industrie, soit pour les maisons de commerce, se recrute-t-elle dans ces régions. Groupées autour d'un étroit massif montagneux, les populations cabraises et lossos, prolifiques, travailleuses, ne peuvent, malgré leur labeur acharné, vivre tout entières des produits d'un sol restreint.
Source : Gallica

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