Résumé

Robert Thillard L'agriculture et l'élevage au Cameroun (1920)

La région propre à l’élevage du bétail commencera donc, au Nord, avec la circonscription de Bana, qui ne sera que la zone de possibilité, pour s’étendre aux circonscriptions de Ngaoundéré, Garoua, Maroua, centres véritables d’élevage et de transactions commerciales de bétail. Dans ces circonscriptions, les cultures ne sont plus entreprises que pour permettre la vie de famille. Le bétail représente la richesse réelle de l’individu, que l’on estime d’autant plus qu’il compte plus de fêtes de bovidés.
Source : Gallica

Robert Thillard L'agriculture et l'élevage au Cameroun (1920)

Tout cela est si vrai que le planteur indigène des rivières se
voit obligé d’aller chercher lui-même des travailleurs dans le Bamum, la région d’Edéa et de Yaoundé, sans pouvoir trouver un seul travailleur dans le bas Cameroun, qui occupe à son travail agricole ses éléments propres.
La plantation européenne, dans le centre de Douala, souffrira toujours de ce manque de bras. Avec l’arrivée des Français et l’application de leurs principes de liberté, la culture forcée a vécu et l' organisation des régions indigènes commence.
Source : Gallica

Robert Thillard L'agriculture et l'élevage au Cameroun (1920)

La véritable population de pêcheurs est celle qui opère en rade de Suellaba, afin de ravitailler le marché de Douala. Mais jamais, à un instant quelconque, il n’y a suffisamment de poisson au marché pour satisfaire la demande. Aussi le poisson est cher, la plupart du temps introuvable. Ceci est vrai pour tous les centres un peu importants, pour Edéa, sur la Sanaga, et tout au nord du Cameroun, pour Garoua, sur la Bénoué. Tous les indigènes apprécient le poisson et presque personne n’arrive à s’en procurer. Le goût de l’indigène va au poisson fumé, séché. Il n’apprécie guère le poisson salé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature