Résumé

Louis Cros L'Afrique française pour tous… (1928)

L’implantation à demeure, la fixation au sol, le séjour permanent, qui sont autant d’expressions pour définir le « colon » ne peuvent davantage nous servir dans les colonies que nous étudions. Pour Tous signifie ici pour toutes les élites propulsées par d’importants capitaux.
L’Afrique française, dans son ensemble, est une colonie d’affaires qui restera toujours conditionnée par l’intelligence agissante de la technique et par la puissance créatrice de l’argent. Les bras de l’Européen sont exclus de l’effort parce que sans force sous un climat qui les amollit et les brise.
Source : Gallica

Louis Cros L'Afrique française pour tous… (1928)

On éprouve quelque honte à constater que les Belges ont investi plus d’argent dans leur Congo que nous en avons placé dans toutes les colonies françaises réunies. On reste humilié de nos résultats quand on les compare à ceux qu’obtient ce petit peuple voisin venu tard à la colonisation et qui se place aujourd’hui au tout premier rang des réalisateurs. Dans quelques années, la Belgique qui contrôle déjà les marchés du cuivre et du radium « fera » tout son coton, tout son caoutchouc, tout son or, tout son bois et toutes ses matières grasses.
Source : Gallica

Louis Cros L'Afrique française pour tous… (1928)

De ce fait, le riz, la canne, le cacaoyer, le bananier, le cotonnier, l’hévéa, le caféier, le colatier, le dâ, le maïs, etc. deviennent justiciables du matériel d’exploitation et de transformation qui leur est propre.
La « plantation » c’est la terre industrialisée où l’agriculture garde sa signification la plus complète de science appliquée à la production organique.
C’est encore, au sens européen de culture intensive, la naissance et l’acheminement du produit brut vers sa forme commercialisée.
Source : Gallica

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