Robert Leforestier

Résumé

Robert Leforestier Contrepartie et contrat direct… (1935)

Chaque acheteur est victime d'une véritable duperie, due à son ignorance de l'ensemble de l'échiquier dont il n'est lui-même qu'un pion isolé entre les mains du banquier qui à lui seul mène le jeu. A quoi bon avoir garanti au client le cours coté, si on entrave par tous les moyens la hausse, dont on lui a fait espérer la survenance? La Banque qui, vis-à-vis de sa clientèle, a fait la contrepartie de tous ces achats, a un intérêt personnel, et, contraire à celui des clients, à ce que les cours baissent, au lieu de hausser.
Source : Gallica

Robert Leforestier Contrepartie et contrat direct… (1935)

Si la spéculation a pu prendre dans l'économie moderne le développement que lui assignait son utilité, c'est qu'elle a trouvé à sa disposition des organismes adaptés à ses besoins, ou plus exactement qu'elle en a hâté ou provoqué le développement ou la création. Ce sont les Bourses de valeurs et les Bourses de marchandises, lieux d'élection de la spéculation, qui y développe son activité, mais, parfois aussi, ses roueries et ses manœuvres. C'est des Bourses qu'est partie la pratique de la contrepartie et du contrat direct, aspects de l'activité spéculative condamnable.
Source : Gallica

Robert Leforestier Contrepartie et contrat direct… (1935)

N'est-il pas possible, dans ces conditions, de protéger l'épargne contre elle-même et d'éviter qu'elle échappe à la sollicitude des pouvoirs publics, pour se livrer pieds et poings liés à des professionnels sans scrupules?
N'est-il pas en outre possible d'éviter que ces derniers, trompant la confiance des clients qui ne cherchent pas à s'échapper de la norme, méconnaissent systématiquement les règles d'honnêteté qui président à l'exécution de leur mandat d'intermédiaire, en se livrant au préjudice des dits clients à des manœuvres de contrepartie occulte?
Source : Gallica

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