Philibert Audebrand

Philibert Audebrand

Résumé

Portrait de Philibert Audebrand Philibert Audebrand César Berthelin : manieur d'argent (1879)

En soirée, au théâtre, à table, au bois, aux eaux, partout où l'on se trouvait, Mathilde n'était tenue qu'à avoir l'air de dire : « Je suis la plus heureuse des femmes. » Cette réserve faite, son indépendance était souveraine. Pour nous servir d'une expression que Saint-Clivier employait lui-même tout le premier, elle avait la bride sur le cou.
Des fêtes, un grand luxe, du bruit, l'hommage banal des sots et des indifférents, le train des choses du jour à ne point perdre de vue ; tout voir dans la plus théâtrale des villes, fréquenter autant le monde que le bois, autant le théâtre que l'église
Source : Gallica

Portrait de Philibert Audebrand Philibert Audebrand César Berthelin : manieur d'argent (1879)

Se retirer, pour rien au monde César Berthelin ne l'aurait tenté. Il était à cent lieues d'y songer. Ses yeux émerveillés fixaient Venise, la ville de tous les drames et de toutes les fêtes, et ce grand Canal où il s'est donné plus de baisers et plus de coups de poignard qu'il n'y a de grains de sable sur ses rives. Il se promenait dans le palais d'un patricien nommé Andréa Cornaro, lequel va marier sa nièce, Catarina Cornaro,la belle des belles, à un Français, à Gérard de Coucy.
- Quel est ce Gérard de Coucy ? demanderont sans
doute ceux qui ne veulent pas qu'on plaisante avec l'histoire.
Source : Gallica

Portrait de Philibert Audebrand Philibert Audebrand César Berthelin : manieur d'argent (1879)

Un jeu du hasard l'avait perdu, un jeu du hasard devait le sauver. On n'a pas oublié comment le bruit de son désastre financier avait été répandu la veille, au milieu du bai.
Une mauvaise langue annonçait la fuite du baron de Loweffel pour New-Yorck. — « Je suis ruiné ! s'était écrié César. Il m'emporte 200,000 francs ! » Il ne fallait pas plus de dix minutes pour que ces paroles fussent doublées par le carré de la vitesse. A la fin de la soirée, ce n'était plus 200,000 francs, c'était 400,000 francs, c'était tout l'avoir de Berthelin qui était devenu le butin d'un
scroc.
Source : Gallica

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