Jeanne Marcel

Élements biographiques

Jeanne Marcel,  Le bon frère (1870)

“ On disait au vieux Laurent : « C'est là votre petit-neveu, père Dufrêne? Oh!
oh! il a joliment l'air d'un monsieur. Ce n'est pas celui-là qui vous succédera.
— Ni l'autre non plus, j'espère, répondait Laurent.
— Oui, on sait que vous avez de l'ambition pour votre Narcisse. C'est aussi un gentil garçon; mais à côté de son cousin. »
Et les gens hochaient la tête.
« C'est bon, c'est bon, faisait le vieillard, qui était réellement un fort bon homme, l'un formera l'autre. »
Narcisse paraissait mécontent. Sigismond voyait bien qu'il prenait mal ces propos.
”
Source : Gallica

Jeanne Marcel,  Les petits vagabonds

“ Le chien mordit Sabin pour se débarrasser de lui, et d'un bond franchit l'espace qui le séparait de mes amis.
Cela fit émeute dans la baraque. Tous les spectateurs s'étaient levés; on criait, on gesticulait, on interpellait Lucifer et Sabin. Tout le monde demandait des explications. Alors Jean réclama le silence d'une voix forte, et, avec l'assurance que donne le bon droit, il dit en montrant Lucifer et Sabin:
«Ces gens sont des misérables; ils ont volé ce chien à mes enfants adoptifs; César et Aimée, que voilà.
—Vous en avez menti! s'écria Sabin furieux. Ce chien est à moi. Ici, Nador!»
”
Source : Gutenberg

Jeanne Marcel,  Le bon frère (1868)

“ Il faut que vous empêchiez votre cousin d'aller au bagne.
— Comment faire ?
— Tenez, monsieur, venez avec moi à Lassan; voyez votre oncle, prévenez-le du danger qui menace Narcisse. Engagez-le à l'éloigner du pays, Ce pauvre homme a besoin d'être soutenu; il n'a plus aujourd'hui l'énergie nécessaire pour se faire écouter.
— Mais la mère Laurent?
— Votre tante? Ah! mais, vous ne savez pas, elle est à moitié paralysée. Il faut la lever, la coucher, l'habiller.... C'est pitié de la voir; elle ne fait plus que pleurer. Narcisse la maltraite, il la bouscule comme un vieux meuble.
”
Source : Gallica

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