Charles d' Osson

Élements biographiques

Charles d' Osson,  La comtesse Metella (1879)

“ A quelques pas il y avait une poupée, dont un bras avait été arraché, qui gisait à côté de sa voiture, les vêtements en lambeaux et la perruque en désordre.
Frantz poussa la poupée avec son pied. — Regarde, dit-il à son ami, voilà l'image de la vie pour certaines femmes; le matin en équipage et en robe de dentelle, le soir l'équipage en déroute et la toilette en ruine, grâce au caprice d'un maître ombrageux et jaloux.
— A quoi t'occupes-tu? dit Louis, c'est bien le moment de philosopher, avançons, il se fait tard et nous ne sommes pas au bout de nos peines.
”
Source : Gallica

Charles d' Osson,  La comtesse Metella (1879)

“ Ah!
malheureuse femme, c'est une mort prochaine, et une mort désespérée qui t'attend.
— Voici donc votre refrain de tous les jours depuis que nous sommes ici, dit Nina; ma bonne maîtresse, pourquoi vous désoler ainsi?. Vous cherchez à vous guérir en appelant la médecine à votre aide, et vous détruisez tout l'effet des remèdes par l'exaltation de votre esprit et le chagrin où vous vous plongez sans cesse. Calmezvous, madame, sans cela, en effet, vous perdrez votre beauté, et votre santé ne pourra plus se rétablir.
— Mais, Nina, dit la comtesse, comment veux-tu que je ne me désespère pas?
”
Source : Gallica

Charles d' Osson,  La comtesse Metella (1879)

“ La comtesse se blottit sur sa chaise, et tâchant de reprendre son aplomb elle ôta ses mains de sa figure et dit d'une voix altérée par la peur.
— Il est toujours effrayant de voir près de soi un homme que l'on sait si coupable et qui entre par surprise comme un voleur, alors que depuis si longtemps il aurait dû se présenter en sollicitant sa grâce!.
— L'heure de jouer la comédie est passée, madame, dit Frantz en essayant de se modérer, je n'ai point de grâce à solliciter de vous et vous ne m'auriez jamais revu sans ce qui s'est passé aujourd'hui.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature