Résumé

Julien Paillet De l'Hérédité politique, par J.… (1830)

Vous qui plaidez si haut pour les classes supérieures, vous ne voyez donc pas que c'est reconnaître des classes , et par conséquent rompre l'unité nationale ! vous ne voyez donc pas qu'en proclamant l'hérédité politique, vous fondez l'aristocratie du sang, vous ressuscitez la roture, et vous divisez notre belle France en deux parties essentiellement opposées l'une à l'autre ! Dira-t-on qu'on entend par classes supérieures celles qui sont les plus riches, et que les grandes richesses ont droit à une représentation spéciale.
Source : Gallica

Julien Paillet De l'Hérédité politique, par J.… (1830)

Quand la nation française, en vue de la tranquilité publique , a cru devoir proclamer l'hérédité du trône, elle n'a pas prétendu renoncer à la première de ses prérogatives sociales. Elle a pu et dû consentir à la non-jouissance de cette prérogative, nullement abdiquer celui de ses droits qui sert de base à tous les autres, et sans lequel une nation n'est plus une nation, mais un vil ramas d'esclaves remplaçant un peuple libre, et présentant au inonde l'affligeant spectacle du véritable souverain détrôné.
Source : Gallica

Julien Paillet De l'Hérédité politique, par J.… (1830)

Récemment la nation française, en choisissant le plus digne pour l'élever au trône constitutionnel, a fait un acte de souveraineté qui prouve que si, dans des temps ordinaires, elle juge convenable de laisser sommeiller son droit d'élire ses rois, elle sait, dans des circonstances décisives, faire de ce droit inaliénable un noble et digne usage.
Source : Gallica

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