Gabriel Letellier

Résumé

Gabriel Letellier Classification des mots en familles… (1852-1853)

Mourir à dix sept ans, quand la vie est si belle!
Que le champ de l'étude est si vaste, si grand !
Mourir, quand sur le front rayonne une étincelle Où se devine l'homme, en songeant à l'enfant !
Mourir, quand le travail est devenu facile, Que l'horizon lointain brille de nouveaux feux ; Mourir, quand la pensée est un terrain fertile; C'est mourir quatre fois!. — 0 destin malheureux !
Mourir, quand l'avenir ouvre une ère nouvelle, Que J'enfance n'est plus qu'un songe du passé :
Mourir, quand le bonheur est là qui vous appelle
Source : Gallica

Gabriel Letellier Classification des mots en familles… (1852-1853)

Il est honteux de s'ignorer.
Du cœur humain perçons l'abîme; C'est de cette vertu sublime Que l'homme s'occupe le moins.
Dans ce cœur porte la lumière : Montre-moi la cause première Et le vrai but de tous ses soins,
Le bonheur est la fin unique Où tendent les vœux des humains; C'est lui que notre esprit s'applique A chercher par divers chemins.
Sans en comprendre la nature, Chacun le place à l'aventure Dans l'objet dont il est flatté !
Source : Gallica

Gabriel Letellier Classification des mots en familles… (1852-1853)

Il porte sans frémir la lance des combats Et le calumet de la guerre.
Je vivrai comme une étrangère, Et l'on dira : Son fils est le jouet du vent; Il n'est point mort en brave, étendu sur la terre : C'est lui dont le cercueil mouvant Courbe le palmier solitaire.
Tu n'es plus! Quel est mon malheur!
Tes yeux à peine ouverts sont fermés à J'aurore.
Je fus un instant mère ; hélas!. à ma douleur, Cher enfant, je crois l'être encore.
Au sommet du triste palmier, Ce berceau, qui te sert de tombe,
Servira de nid au ramier Et de demeure à la colombe.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature