Georges Fourest

Résumé

Georges Fourest Le Géranium ovipare

Pour te plaire, incaguant la syphose
et l’asthme et l’emphysème et la goutte et la toux,
moi podagre, j’irais gravir le mont Ventoux.
Je ne demande pas, vois-tu bien, que l’on m’aime
d’un véritable amour, je n’exige pas même
que l’on fasse semblant : à moi, vieux roquentin,
devenir ton bouffon, ton hochet, ton pantin,
pauvre jouet dont on s’amuse et que l’on casse
voilà tout ce qu’il faut ! Je serai si cocasse !
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Georges Fourest Le Géranium ovipare

C’est attendre chez soi bien doucement la mort.
Christophe Plantin.
Soyez heureux voilà le vrai bonheur.
Joseph Prud’homme.
Le bonheur ? lire un roman au coin du feu !
Charles Nodier.
Sous son globe flanqué d’un double candélabre
la pendule d’albâtre et de bronze doré
nous montre Virginie et son Paul adoré
pensifs au bord du golfe où la vague se cabre ;
à mon mur, Gloucester, quel être au cœur de roche
pourrait voir sans pleurer tes malheureux neveux
— doux enfants qu’illustra leur coupe de cheveux —
burinés par Leloir d’après Paul Delaroche.
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Georges Fourest Le Géranium ovipare

S’il ne meurt de cirrhose
il deviendra poète ou commis de bureau ;
de plus (détail horrible et qu’omit Debureau !)
il est jaloux : si vous teignez en omelette
le candide surcot dont le dota Willette,
hargneux comme Séjan de l’univers cité
ou bien comme ces gens de l’Université
que l’on voit ne mâcher que pensum et qu’aoristes [1] ,
quittant gris le comptoir poisseux des liquoristes,
sans pitié le brutal meurtrira de soufflets
ce minois que l’aurore a peint de ses reflets.
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