Maurice Ferrus

Résumé

Maurice Ferrus Les momies de Saint-Michel... (1939)

Victor Hugo, se rendant aux Pyrénées, descendit dans le sous-sol du campanile de Saint-Michel. Le spectacle des momies lui inspira ces lignes :
« Je ne sache pas plus effroyable revue. Dante et Orcagna n'ont rien rêvé de plus lugubre. Les danses macabres du pont de Lucerne et du Campo-Santo de Pise ne sont que l'ombre de cette réalité.
» Je regardais avec une sorte de vertige cette ronde qui m'environnait, immobile et convulsive à la fois. Les uns laissent pendre leurs bras, les autres les tordent; quelques-uns joignent les mains.
Source : Gallica

Maurice Ferrus Les momies de Saint-Michel... (1939)

LA LÉGENDE
On connaît le caveau sinistre des Capucins à Rome, le caveau funèbre des Cordeliers à Toulouse. Mais les voyageurs affirment que les momies de Saint-Michel « sont bien la chose la plus étonnante et la plus épouvantable du monde ».
La crypte de la tour a 26 mètres de circonférence; la voûte est d'un beau style gothique; le sol « est à moitié des arceaux ».
Qu'on se représente dans cette crypte, rangés en cercle le long du mur et protégés par une balustrade en bois, soixante-dix corps durcis, desséchés, parcheminés, posés là, têtes contournées, orbites vides, bouches béantes.
Source : Gallica

Maurice Ferrus Les momies de Saint-Michel... (1939)

Mais il convient de souligner que si le caveau est complètement étranger à la pétrification des corps, l'air qui l'emplit n'exerce aucune action dissolvante sur les momies; celles-ci peuvent donc, à moins d'événements imprévus, durer jusqu'à la consommation des siècles.
La crypte de Saint-Michel aurait cependant une vertu : « Vous pensez peut-être, écrit G. Brunet, que l'on respire dans ce souterrain un air épais, infect, méphitique ? Erreur : il est frais, léger, bienfaisant aux poumons. »
Source : Gallica

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