Résumé

Jean-Nicolas Gannal Mémoire lu à l'Institut (Académie des sciences…

Si la dissolution du corps produit de prime- abord une impression pénible qui révolte l'imagination, la réflexion ramène immédiatement les idées, et le jugement fait considérer notre opération comme une espèce de cérémonie de respect religieux qui enlève aux cadavres cet aspect repoussant et ces émanations qui font reculer d'horreur, même les cœurs les plus dévoués.
Il faut comprendre que l'injection de conservation assure la salubrité, mais ne conserve les
spoliateurs dont j'ai tant à me plaindre.
Source : Gallica

Jean-Nicolas Gannal Mémoire lu à l'Institut (Académie des sciences…

Cependant, par de hautes considérations morales, par respect pour la douleur des familles, il est impossible qu'une administration, un service public, puisse jamais imposer aux parents une volonté qui peut blesser les sentiments les plus affectueux; violenter un citoyen pour lui imposer l'exécution d'un raisonnement abstrait, serait un acte de tyrannie insupportable.
Source : Gallica

Jean-Nicolas Gannal Mémoire lu à l'Institut (Académie des sciences…

Les personnes qui ne sont pas versées dans les connaissances pratiques de toutes ces questions, trouveront notre évaluation fort exagérée ; par exemple, elles ne croiront pas qu'il faille huit années en moyenne pour que la décomposition spontanée ait complétement détruit un cadavre ; mais il faut savoir qu'à priori, on ne peut jamais
fixer l'état dans lequel un corps se trouvera après un temps quelconque d'inhumation, attendu que cet état varie à l'infini pour chaque corps, sans aucun rapport avec le temps qui s'est écoulé depuis le décès
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature