Résumé

Auguste Faure Police médicale. Des inhumations précipitées… (1869)

Ainsi, après la cessation des battements du cœur, il n'y a pas plus à compter sur le rappel à la vie que sur le retour du mouvement dans une horloge dont le grand ressort est brisé, mais encore, cette immobilité du cœur, faut-il être en état la reconnaître.
Buffon a dit : «Entre la vie et la mort il n'y a souvent qu'une nuance si faible, qu'on ne peut l'apercevoir même avec toutes les lumières de l'art de la médecine, de l'observation la plus attentive.» Mais Buffon, comme Winslow a ignoré l'auscultation, et aujourd'hui il ne parlerait plus ainsi.
Source : Gallica

Auguste Faure Police médicale. Des inhumations précipitées… (1869)

Tous les signes de la mort en sont là : les plus solides manquent à leur heure, et je suis convaincu qu'il n'est aucun médecin qui consentît à affirmer le décès d'un individu et à autoriser son inhumation d'après un seul d'entre eux. C'est l'ensemble qui juge ici la question, et cet ensemble, qui est apprécié sûrement par les médecins, ne peut l'être que par eux. « La mort, dit avec raison M. Bouchut, impose à ceux qu'elle frappe un aspect particulier, que l'homme à qui les études ont donné l'habitude des cadavres ne confondra jamais avec un autre. »
Source : Gallica

Auguste Faure Police médicale. Des inhumations précipitées… (1869)

Bien plus, quand l'animal vient de mourir, si on le retire subitement du milieu asphyxiant, ou de l'eau où on l'a submergé, malgré l'immobilité absolue du cœur et de la poitrine, on voit encore très-souvent de ces mouvements, dont je viens de parler, apparaître inopinément sous le contact de l'air. Ce qui est vrai, je le répète, c'est que si le malheur voulait qu'un individu eût encore quelque peu de vie au moment où on le met dans une bière, par le fait du manque d'air, non-seulement il ne se réveillerait pas, mais il ne tarderait pas à mourir définitivement.
Source : Gallica

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