Résumé

Louis de Seré Des signes de la mort et de la vérification des décès à Paris (1869)

L'examen successif des principaux phénomènes cadavériques jugés dignes d'une utilité sérieuse dans le diagnostic des symptômes de la mort n'a pu nous en indiquer un seul qui, pris isolément, soit une preuve certaine de la mort, pas même la cessation des battements du cœur à l'auscultation, puisqu'on cite des cas, rares il est vrai, où ce signe n'a pu être perçu par d'excellents observateurs, alors que cependant la vie persistait encore. Faut-il en conclure que la science est impuissante et désarmée devant le redoutable problème qui se dresse tous les jours devant sa conscience et sa raison ?
Source : Gallica

Louis de Seré Des signes de la mort et de la vérification des décès à Paris (1869)

Je résume, dit Orfila, cette nécessité en deux mots : on peut être enterré vivant ; on peut être inhumé après avoir péri par le fer ou le poison, sans que le vérificateur ait soupçonné que la mort a été violente. Enfin, dans certains cas de mort subite, l'ignorance ou la malveillance peut attribuer au crime ce qui est l'effet d'une cause toute naturelle, et souvent alors, le médecin chargé de vérifier le décès délivre le permis d'inhumer sans avoir provoqué l'ouverture du corps, qui aurait pu seule mettre la vérité dans tout son jour.
Source : Gallica

Louis de Seré Des signes de la mort et de la vérification des décès à Paris (1869)

SIGNES DE LA MORT
ET
DE LA VÉRIFICATION DES DÉCÈS A PARIS
La mort est un rude et douloureux problème à beaucoup de points de vue et devient l'objet des préoccupations les plus vives, les plus impérieuses quand il s'agit de rendre à la terre la dépouille inerte et froide qui était naguère le théâtre animé des manifestations de l'âme et de la vie. L'administration municipale, chargée par la loi de remplir ce grave devoir, ne peut le faire qu'après avoir acquis la complète certitude que la mort est bien réelle et qu'elle est naturelle.
Source : Gallica

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