Résumé

Fernand Papillon La Physiologie de la mort, la mort apparente et la mort réelle

Il est impossible de nous représenter ce que deviendra la vie de cette unité le jour où, quittant sa prison de chair et gagnant l’idéal éther, elle n’aura plus d’organes pour agir ; mais ce que nous pouvons affirmer, c’est que, précisément à cause de cela, elle s’élèvera à une science plus claire de ce qu’elle n’avait su qu’obscurément et à une dilection plus pure de ce qu’elle n’avait adoré qu’à travers le voile des sens. Et cette certitude, qui est l’ennoblissement de la vie, est aussi la consolation de la mort.
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Fernand Papillon La Physiologie de la mort, la mort apparente et la mort réelle

I Bichat a fait voir que la vie totale des animaux se compose de deux ordres de phénomènes, ceux de la circulation et de la nutrition, et ceux qui déterminent les relations de l’animal avec ce qui l’entoure. Il a distingué la vie organique de la vie animale proprement dite. Les végétaux n’ont que la première ; les animaux possèdent l’une et l’autre étroitement unies. Or, quand la mort survient, ces deux vies ne disparaissent point ensemble. C’est la vie animale qui est frappée tout d’abord ; ce sont les activités les plus manifestes du système nerveux qui s’arrêtent avant toutes les autres.
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Fernand Papillon La Physiologie de la mort, la mort apparente et la mort réelle

LA MORT APPARENTE ET LA MORT REELLE. Jadis les dépouilles de la mort étaient le lot de l’anatomiste, tandis que le physiologiste avait en partage les phénomènes de la vie. Aujourd’hui on soumet le cadavre aux mêmes expériences que l’organisme vivant, et l’on recherche dans les débris de la mort les secrets de la vie. Au lieu de ne voir dans le corps inanimé que des formes prêtes à se dissoudre et à disparaître, on y découvre des forces et des activités persistantes dont le travail est profondément instructif.
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