Résumé

Nicolas Joly Lettres à Églé sur l'anatomie et la physiologie comparées (1857)

« La vie, dit-il, est l'organisation en action. »
« C'est la manière d'exister des êtres organisés, » répète M. Dezeiméris, après beaucoup d'autres physiologistes de l'école de Paris (2) .
Je n'en finirais pas si je voulais passer en revue toutes les définitions qui ont été données de la vie. Selon moi, la meilleure ne vaut rien. En voici trois, pourtant, et des plus récentes , qui ont du moins le mérite de la concision.
« La vie est l'activité spéciale des corps organisés (3) » (Dugès) .
« C'est l'état d'action particulier aux corps organisés (4) » (Carpenter) .
Source : Gallica

Nicolas Joly Lettres à Églé sur l'anatomie et la physiologie comparées (1857)

Le sens intime préside à tous les actes intellectuels proprement dits ; la force vitale à tous les actes de l'instinct, et aux fonctions vitales qui ont pour but l'entretien de l'agrégat matériel, c'est-à-dire, du corps.
Il suit de là que l'on ne doit pas confondre le principe vital avec la vie ; car ce serait confondre la cause avec l'effet. « Agent incitateur des organes, il les met en mouvement ; alors ils possèdent la vie, car cette animation seule constitue la vie. Ainsi, il est principe ou cause ; la vie est effet (2) . »
Source : Gallica

Nicolas Joly Lettres à Églé sur l'anatomie et la physiologie comparées (1857)

La vie a ses degrés comme elle a ses phases.
Très-simple et très-obscure dans ses manifestations chez les êtres les plus inférieurs, où tous les éléments organiques sont confondus en une pulpe homogène chargée de remplir toutes les fonctions nécessaires à l'entretien de l'ensemble, la vie va se compliquant de plus en plus. Ses actes s'exécutent avec d'autant plus de précision que le nombre des organes spéciaux devient plus considérable et que, conséquemment, le travail physiologique se divise davantage.
Source : Gallica

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