Georges Fourest

Élements biographiques

Georges Fourest La Négresse blonde

Et extravagant, il l’est aussi tout et la fois d’une façon ancienne et d’une façon moderne. On l’a qualifié d’acrobate preste et cocasse du cirque lyrique, Footit merveilleux du vers. Soit ! Mais, avant d’être Footit, il a ricané sous le pseudonyme de Triboulet ; et, premier que d’être bouffon des Valois, il a gambadé, Ægipan. Déconcertante synthèse, Georges Fourest exhibe presque en même temps les cornes du bouc, la marotte chère au jongleur du Roi et le bizarre vêtement sac où s’enveloppe l’amuseur de l’arène [1] ; il apparaît coup sur coup comme le Clown, le Fol de cour et le Satyre.
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Georges Fourest La Négresse blonde

SARDINES À L’HUILE
Sardines à l’huile fine sans têtes et sans arêtes.
(Réclames des sardiniers passim.)
Dans leur cercueil de fer blanc
plein d’huile au puant relent
marinent décapités
ces petits corps argentés
pareils aux guillotinés
là-bas au champ des navets !
Elles ont vu les mers les
côtes grises de Thulé,
sous les brumes argentées
la Mer du Nord enchantée...
Maintenant dans le fer blanc
et l’huile au puant relent
de toxiques restaurants
les servent à leurs clients !
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Georges Fourest Le Géranium ovipare

C’est attendre chez soi bien doucement la mort.
Christophe Plantin.
Soyez heureux voilà le vrai bonheur.
Joseph Prud’homme.
Le bonheur ? lire un roman au coin du feu !
Charles Nodier.
Sous son globe flanqué d’un double candélabre
la pendule d’albâtre et de bronze doré
nous montre Virginie et son Paul adoré
pensifs au bord du golfe où la vague se cabre ;
à mon mur, Gloucester, quel être au cœur de roche
pourrait voir sans pleurer tes malheureux neveux
— doux enfants qu’illustra leur coupe de cheveux —
burinés par Leloir d’après Paul Delaroche.
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