Henry Murger,
Scènes de la bohême , par Henry Murger
(1851)
“ Pour se garantir des morsures d'une bise matinale, Schaunard passa à la hâte un jupon de satin rose semé d'étoiles en pailleté, et qui lui servait de robe de chambre. Cet oripeau avait été, une nuit de bal masqué, oublié chez l'artiste par une folie qui avait commis celle de se laisser prendre aux fallacieuses promesses de Schaunard, — lequel, déguisé en marquis de Mondor, faisait résonner dans ses poches les sonorités séductrices d'une douzaine d'écus—monnaie de fantaisie, découpée à l'emportepièce dans une plaque de métal et empruntée aux accessoires d'un théâtre. ”
