Résumé

M Boutarel La médecine dans notre théâtre comique… (1918)

On sait, en effet, qu'avec l'examen de l'urine, l'examen du pouls dominait de son importance toute la médecine de l'époque. S'il s'agit véritablement du « pouce », l'interprétation devient beaucoup plus difficile. Peut-être l'astrologue emploiet-il-un procédé de chiromancie? Peut-être; lit-il sur le pouce le nom de la maladie, commei d'autre mages prédisent l'avenir par les lignes de la main ? Nous, ne pouvons que rapprocher ce passage de celui du Jeu Adam, où nous avons vu également un médecin tracer une croix d'urine sur le pouce d'un malade.
Source : Gallica

M Boutarel La médecine dans notre théâtre comique… (1918)

Ici encore, comme pour le médecin, c'est à Adam le Boçu, d'Arras, que nous devons le premier type de malade à la scène, et ce malade est un fou. Non pas certes le fou que l'on rencontrera plus tard dans les Soties, et qui n'est fou que pour faire excuser, par la censure, la liberté de ses paroles, mais un fou véritable et qui vient chercher guérison. Ce fou, d'ailleur?, va s'adresser non pas au physicien, mais au moine disciple de Saint-Acaire.
Source : Gallica

M Boutarel La médecine dans notre théâtre comique… (1918)

Nous avons vu plus haut, à propos du « Testament de Pathelin », un très joli tableau de délire fébrile qu'il est intéressant de rapprocher de la simulation de folie de Maistre Pathelin. Dans la première, la fièvre domine: c'est un délire de maladie aiguë.
Dans la seconde farce, au contraire, il s'agit d'un délire chronique, puisque le malade est alité depuis onze semaines. Dans la première, ce sont les hallucinations qui tiennent le premier plan ; dans la seconde, les hallucinations n'existent qu'au débuts et c'est d la fin l'incohérence de langage qui domine.
Source : Gallica

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