Résumé

Louis Pénard De la mesure du discernement en matière criminelle (1880)

L'appréciation de l'intelligence ou plutôt la mesure du discernement est, en médecine légale, une question tout à fait à l'ordre du jour; question délicate au premier chef, car assigner des proportions à la responsabilité, dire dans quelles limites on peut la circonscrire partielle, et dans quelles circonstances on doit l'affirmer absolue, est une de ces difficultés qui engagent le plus la conscience du médecin légiste.
Source : Gallica

Louis Pénard De la mesure du discernement en matière criminelle (1880)

Soldat, sous l'autorité de la discipline militaire, il a su obéir, à ce point de n'encourir aucune punition pendant les deux années qu'il a passées au service ; c'est un esprit faible qui a besoin d'être dirigé, conduit. Abandonné à lui-même, il n'a pas la force de diriger toujours sagement ses actions. Il y a peut-être là pour lui matière à une certaine atténuation morale de ses actes ; mais il ne nous appartient cependant pas de le considérer, médicalement
parlant, et encore moins de le déclarer inconscient, c'est-à-dire irresponsable de ce qu'il peut avoir commis.
Source : Gallica

Louis Pénard De la mesure du discernement en matière criminelle (1880)

La loi va droit au fait matériel; elle ne consent à se dessaisir des coupables, qu'autant qu'un défaut originel de leur constitution physique ou une altération pathologique reconnue, les soustrait à sa sévérité; un enfant, un malade en délire, un fou, ne sauraient, aux yeux de la loi, commettre de crime, et comme les affections mentales, surtout dans quelques-unes de leurs nuances, ne se diagnostiquent pas au jugé, elle en réfère au médecin, et elle fait bien.
Source : Gallica

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