Résumé

Eloi Paul Pauc Des erreurs et des préjugés populaires en médecine (1882)

Le jour où le premier malade fut exposé sur la voie publique pour y recevoir les conseils des passants, la science n'existait pas encore; l'ignorance était la maîtresse du monde. L'empirisme raisonné, aidé de l'observation, créa la médecine; la raison et l'expérience la développèrent. Comment à côté, à l'ombre de la science, naquirent et se propagèrent l'erreur et le préjugé, tel est le point que nous allons essayer d'éclaircir.
Source : Gallica

Eloi Paul Pauc Des erreurs et des préjugés populaires en médecine (1882)

Le bon sens, d'après Ségur, est un trésor qui manque à tous les siècles, aux peuples les plus fameux, aux gouvernements les plus célèbres comme aux plus grands hommes. Il ne faut donc pas s'étonner si le paysan, être borné, insouciant et crédule, qui ne lit dans aucun livre et qui vit loin du contact social, croupit et barbote dans le plus épais bourbier de l'ignorance et de la superstition. Au surplus, le peuple des villes est soumis aux mêmes préjugés moins nombreux, moins récalciltrant aux remontrances de la raison, voilà toute la différence.
Source : Gallica

Eloi Paul Pauc Des erreurs et des préjugés populaires en médecine (1882)

Les femmes rougissent quand le médecin est obligé de leur recommander les lavages et les ablutions commandées par leur sexe; le mélange des sueurs, des mucosités, du sang menstruel, leur cause souvent des prurits et des érosions cuisantes, que l'on pourrait croire syphilitiques et traiter comme telles, ce qui serait une grave erreur.
Nous n'en finirions pas si nous voulions relever toutes les erreurs que nous trouvons dans le peuple, relativement à l'hygiène; la vie entière des classes peu éclairées n'est qu'une erreur, erreur non de tous les jours, mais de tous les instants.
Source : Gallica

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