Rhabilleur

Définition et enjeux

Victor Le Febvre,  Le dégrossi : les travailleurs du sol (1877)

“ Voilà un homme démanché, donc il s'agit de le rhabiller. – Qui peut rhabiller ? – Eh ! le rhabilleur. – Not' maître baisse depuis quelques années ; a-t-on vu ? le médecin !...... Le médecin demeure à deux grandes lieues ; le rhabilleur est à trois quarts de lieue à peine ; en deux sauts je l'amène. – Le rhabilleur prend trente-cinq sous et fait lui-même les claquettes avec son couteau ; le médecin coûte cent sous. Et qui peut prévoir les suppléments : bandages, opiats et toutes ces charlataneries des Bourgeois ? ”
Source : Gallica

Auguste Piot,  Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie (1860)

“ Nous supposons les meilleures meules, les qualités de pierres sans rivales, entre les mains d'ouvriers sans habileté : quels seront les produits?
Parlons d'abord du rhabilleur. S'il est tout-à-fait incapable et entièrement dénué de connaissances, le travail qu'il opérera nonseulement n'aura aucune valeur, mais causera un double préjudice : premièrement, en ce qu'il use sans fruit une pierre utile, chère et précieuse; secondement, et c'est là ce qu'il y a de plus grave, une meule, rhabillée ainsi sans intelligence, ne peut que moudre fort mal et donner des produits très-imparfaits.
”
Source : Gallica

Antoine Louis Fonteret,  Hygiène physique et morale de l'ouvrier dans les grandes villes en général et dans la ville de Lyon en particulier… (1858)

“ Entorses, foulures, jointures contusionnées et gonflées, membres déboîtés, tours de reins, côtes froissées ou enfoncées, accident quelconque produit par un faux pas ou par une chute, par un effort ou par un coup : tout cela devient le monopole du rhabilleur. ”
Source : Gallica

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