Meule (meunerie)

Définition et enjeux

Auguste Piot,  Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie (1860)

“ La mise des meules en équilibre, au moment de la mise en mouture, est une opération tellement indispensable, que nous devons en parler d'une manière très-explicite, quoique quelques meuniers n'y attachent aucune importance. Il en est, en effet, qui traitent ce point avec une déplorable légèreté ; souvent ils mettent leur moulin en marche sans même donner un coup d'œil à la meule courante, sans se soucier de prendre garde si elle a conservé son équilibre, ou s'il n'y est pas survenu quelque dérangement pendant le temps qu'elle a fonctionné ou pendant l'usure de son dernier rhabillage. ”
Source : Gallica

Jules Bertrand,  Traité pratique élémentaire de la meulerie… (1874)

“ Il y en a encore qui négligent cette opération; ils poussent alors leurs marteaux à grands coups pour les forcer à marquer sur la pierre. Cela ne manque pas de produire des éclats et une mauvaise rhabillure, d'endommager par conséquent la meule et de faire une mauvaise mouture, et cela tant que l'usure, qui s'est faite à la longue, n'a pas rapproché la pierre. La mouture étant mal faite, les meules n'affleurent pas, et pour les faire affleurer davantage, on
est obligé de les rapprocher afin d'obtenir une boulange plus affleurée.
”
Source : Gallica

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