Jules Bertrand, La Malibran : anecdotes (1864)
“ « Je n'y tiens plus, dit la Malibran, il faut que j'aille dire à cette grande artiste tout le bonheur, toutes les sensations qu'elle vient de me faire éprouver.» Et la vojlà partie comme un sylphe dans le théâtre. Son nom décliné, toutes les consignes sont levées ; on va lui montrer la loge de Dorval, ou plutôt elle conduit ses guides ; elle les devance à travers tous ces couloirs sombres, qui lui semblent familiers. La Malibran s'arrête instinctivement devant une porte entr'ouverte ; une voix lui dit : « C'est ici ! » ”
