Jules Bertrand

Résumé

Jules Bertrand,  La Malibran : anecdotes (1864)

“ « Je n'y tiens plus, dit la Malibran, il faut que j'aille dire à cette grande artiste tout le bonheur, toutes les sensations qu'elle vient de me faire éprouver.» Et la vojlà partie comme un sylphe dans le théâtre. Son nom décliné, toutes les consignes sont levées ; on va lui montrer la loge de Dorval, ou plutôt elle conduit ses guides ; elle les devance à travers tous ces couloirs sombres, qui lui semblent familiers. La Malibran s'arrête instinctivement devant une porte entr'ouverte ; une voix lui dit : « C'est ici ! » ”
Source : Gallica

Jules Bertrand,  La Malibran : anecdotes (1864)

“ Rien n'était beau à voir comme une représentation de la Malibran à la Scala. Des guirlandes de fleurs naturelles, s'étendant comme un immense feston, encadraient extérieurement toutes les loges ; à chaque coin de loge était un gros bouquet qui reliait les guirlandes entre elles. La salle restait ainsi parée durant la représentation ; lorsqu après l'oeuvre jouée, l'artiste reparaissait devant le public, comme par un enchantement, guirlandes et bouquets tombaient aux pieds de cette héroïne, qui semblait resplendir dans son apothéose. ”
Source : Gallica

Jules Bertrand,  La Malibran : anecdotes (1864)

“ L'esprit napolitain, qui aime et recherche le merveilleux, même où il n'est pas, ne trouva rien de mieux que d'attribuer cette guérison à la grande artiste. Ce qui s'explique par le prestige que répandait partout le nom de la Malibran, surtout dans les pays où elle faisait sentir l'heureuse influence de son merveilleux talent.
En France, à Paris surtout, les moeurs varient, le goût s'émousse, l'esprit public change d'une génération à l'autre. 1848 a effacé 1830 ; seulement 1830 avait un point dans l'avenir ; notre génération n'en a pas.
”
Source : Gallica

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