Résumé

Claude Dejoux Lettres de M. Dejoux,... sur la statue colossale du général Desaix (1810)

Une statue qui doit être coulée en métal est un ouvrage qui, pour subir plusieurs transformations de matière , n'en demande que plus impérieusement la surveillance assidue et la retouche continuelle de l'artiste. Si l'analyse administrative décompose cette opération , la connaissance de l'art et le gout s'opposent'à ce que chaque procédé s'isole : l'artiste est l'ame de toutes ces opérations ; chacun des ouvriers qui opèrent sur son ouvrage le dépare, ou par son ignorance de l'art, ou par les accidens nécessaires de son procédé mécanique.
Source : Gallica

Claude Dejoux Lettres de M. Dejoux,... sur la statue colossale du général Desaix (1810)

Les avaries de la fonte sont incalculables. Quel ciseleur osera , sans moi et sans ma direction, porter le ciselet sur des formes dont il ignore le sens et l'esprit, et s'il faut remettre quelque pièce , et si je me suis réservé des travaux accessoires comme ceux des cheveux à faire par moi-même dans le métal, et des retouches dans le nouveau plâtre même, qui pourra me suppléer ?
Vous voyez, Monsieur , que l'artiste n'a pas fini son ouvrage quand il a fini son Dlodèle; qu'il doit continuer, finir, faire et refaire toujours sa statue, jusqu'à ce qu'elle soit posée en place.
Source : Gallica

Claude Dejoux Lettres de M. Dejoux,... sur la statue colossale du général Desaix (1810)

Le Ministre de l'Intérieur reconnaît ces principes, et nul artiste, jusqu'à ce jour, n'a été dans le cas seulement de réclamer des droits qui tiennent à la seule qualité d'artiste.
Ainsi, onsieur, puisque, par un changement d'administration, s'il en existe à mon égard, je me suis trouvé chassé de mon atelier, arraché à la surveillance naturelle de travaux qui sont toujours les miens , quoique soumis aux opérations mécaniques du mouleur, du fondeur, du ciseleur
Source : Gallica

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