La Ferté-sous-Jouarre

Définition et enjeux

F. Génin Des variations du langage français depuis le XIIe siècle

La ferté est par syncope pour la fermeté; firmitas, dans la basse latinité, est une forteresse. La Ferté-Milon, la Ferté-sous-Jouarre, c'est la Forteresse-Milon, la Forteresse-sous-Jouarre. Mais en écrivant la Ferté par respect de l'étymologie, on ne prononçait pas, comme aujourd'hui, la Fereté en trois syllabes. A quoi aurait-il servi de syncoper Fermeté? On prononçait la Freté, et il est arrivé quelquefois aux copistes de l'écrire ainsi: l'auteur du Roman de Gaydon dit que Thibaut d'Apremont possédait, outre cette terre, la noble forteresse de Hautefeuille
Source : Gutenberg

Antoine Carro Les Voyages lointains d'un bourgeois désoeuvré… (1869)

C' est pourtant encore la belle , la riche , la riante vallée de la Marne . Bientôt passent La Ferté-sous-Jouarre , ses actifs chantiers et ses historiques côteaux ; Charly , Nogent , et surtout Château-Thierry avec les souvenirs de l' immortel Bonhomme : poétique contrée dans les vallons de laquelle on serait tenté en se promenant rêveur , d' adresser la parole au Chêne et au Roseau dans l' espoir d' une réponse , ou d' écouter si l' Ane en un pré passant , n' est point en train de s' entretenir avec le Chien son compagnon , ou avec maître Renard venant de duper le Corbeau vaniteux .
Source : Gallica

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