Ferté-sous-Jouarre

Définition et enjeux

F. Génin Des variations du langage français depuis le XIIe siècle

La ferté est par syncope pour la fermeté; firmitas, dans la basse latinité, est une forteresse. La Ferté-Milon, la Ferté-sous-Jouarre, c'est la Forteresse-Milon, la Forteresse-sous-Jouarre. Mais en écrivant la Ferté par respect de l'étymologie, on ne prononçait pas, comme aujourd'hui, la Fereté en trois syllabes. A quoi aurait-il servi de syncoper Fermeté? On prononçait la Freté, et il est arrivé quelquefois aux copistes de l'écrire ainsi: l'auteur du Roman de Gaydon dit que Thibaut d'Apremont possédait, outre cette terre, la noble forteresse de Hautefeuille
Source : Gutenberg

Portrait de Jean-Roch Coignet Jean-Roch Coignet Les Cahiers du capitaine Coignet (1851)

Nous arrivâmes à la Ferté-sous-Jouarre où les grosses voitures de la Brie, avec de gros chevaux et de bonnes bottes de paille, nous attendaient (12 hommes par charrette) . Ces maudites routes avaient des ornières profondes et de grosses pierres ; les cahots nous assommaient, nous culbutaient les uns sur les autres. Dieu, quelles souffrances !
Nous faisions toujours nos 25 et 26 lieues par jour. Arrivés en Lorraine, nous trouvâmes de petits chevaux légers et de petites voitures basses qui nous menaient ventre à terre ; ils passaient les uns devant les autres.
Source : Wikisource

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