Résumé

Henri Thiercelin Le monastère de Jouarre, son histoire jusqu'à la Révolution (1861)

Tels étaient les droite honorifiques attachés au monastère de Jouarre, même déchu de son ancienne splendeur. Dans le pays de la loi salique et des privilèges de masculinité, des abbesses avaient eu une juridiction ! Bien plus, à Fontevrault, dans l'Anjou, l'abbaye étant chef d'ordre, on avait vu l'abbesse exercer tous les pouvoirs d'un général sur ses réguliers, faisant visiter les monastères soit d'hommes, soit de femmes, soumis à sa règle, ordonnant pour le spirituel et le temporel, et déplaçant les religieuses et religieux à son gré.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Le monastère de Jouarre, son histoire jusqu'à la Révolution (1861)

Il y avait alors au monastère du Paraclet, dans le diocèse de Troyès une abbesse du nom de Jeanne Chabot, parente de Charlotte. Cette Jeanne Chabot était gagnée à l'hérésie calviniste, et en faisait si ouvertement profession qu'elle fut bientôt chassée du couvent du Paraclet, qu'elle quitta pour aller vivre dans le monde, sans se marier néanmoins
et sans jamais quitter l'habit religieux.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Le monastère de Jouarre, son histoire jusqu'à la Révolution (1861)

Quand on s'aperçut de la fuite de l'abbesse, l'émoi fut grand à Jouarre et aux environs. L'abbesse de Faremoutiers, Louise de Bourbon, sœur de Charlotte, accourut en toute hâte pour faire cesser le désordre. Louis de Bourbon, leur père, guerroyait en Auvergne; et personne n'osait l'instruire d'un aussi grave événement. Quand il sut la vérité, sa douleur fut profonde; car il n'avait que trop de raison de supposer que la fuite de Charlotte serait suivie d'une abjuration.
Source : Gallica

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