Résumé

Théodore Laran Un monastère espagnol : Santa-Maria-la-Real-de-Las-Huelgas (1849)

Comme monument artistique, Sainte-Marie de las Huelgas ne le cède à aucun autre de la même époque. Mais ce qui fait surtout la gloire de ce monastère, c'est qu'il surpasse en juridiction et en dignité tous les établissements qu'on a vus surgir jusqu'à ce jour dans le monde catholique; c'est que Sainte-Marie de las Huelgas est à la fois le Saint-Denis et le Citeaux de l'Espagne ; c'est que les prérogatives extraordinaires de son abbesse lui ont fait une position unique en son genre et justement célèbre dans toute la
chrétienté.
Source : Gallica

Théodore Laran Un monastère espagnol : Santa-Maria-la-Real-de-Las-Huelgas (1849)

C'est dans ces bas-côtés que sont déposés les tombeaux des infantes qui prirent à Las Huelgas l'habit de saint Bernard. Ces tombeaux sont simples, sans ornementation, comme il convient pour des personnes qui ont déjà renoncé pendant la vie à toutes les pompes du monde. La nef principale n'est fermée que par un double grillage dont les barreaux, largement espacés, alternent de position; l'œil peut en sonder la profondeur, et jouir à l'aise d'une ravissante perspective, lorsque les dames assistent au chœur sur leurs stalles magnifiques, aux armes de Castille et de Léon.
Source : Gallica

Théodore Laran Un monastère espagnol : Santa-Maria-la-Real-de-Las-Huelgas (1849)

La bénédiction d'une abbesse de Las Huelgas est une fête pour la ville de Burgos et pour les populations voisines. Le jour de la cérémonie la foule est nombreuse, pressée dans la cour du monastère. Les réjouissances ne sont point épargnées : les orchestres, les illuminations, les feux d'artifice, donneraient à croire qu'on veut fêter un haut et puissant seigneur plutôt qu'une humble femme, l'élue de ses sœurs, religieuse Bernardine comme elles.
Source : Gallica

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