Résumé

Auguste Piot Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie (1860)

Mais l'industrie meulière de la Ferté, qui avait sous la main la matière première, et qui, du reste, était sur la voie du progrès, ne tarda pas à s'apercevoir qu'il n'y avait là qu'un perfectionnement facile à imiter et peut-être même à surpasser. Elle se mit à l'œuvre, et bientôt elle paralysa l'importation de produits qui nous appartenaient à moitié; elle ressaisit la supériorité et reprit son rang et son lustre. C'est ainsi que l'émulation fit faire un grand pas à la meunerie. L'art gagna dans cette lutte de l'intelligence.
Source : Gallica

Auguste Piot Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie (1860)

C'est le marteau qui a donné aux meules le mordant qui les rend propres à la mouture et fait la bonté des produits; c'est le marteau qui répare ce mordant quand il s'émousse par le temps et le travail ; c'est encore le marteau qui, sous une main intelligente, varie la taille de la pierre et donne en farine les résultats que l'on désire. L'action bien entendue du marteau fait former les sons au gré du meunier. La meule, en un mot, quelle que soit sa nature , n'a de puissance que par le marteau.
Source : Gallica

Auguste Piot Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie (1860)

Quand on réfléchit à ce qui se passait chez les Anciens et à l'état où en était la meunerie, aux travaux infligés à tant de milliers d'hommes ou de femmes, misérables victimes, on ne peut s'empêcher de reconnaître que l'introduction de ces moulins fut un service éminent rendu à l'industrie et à l'humanité. On confiait désormais aux éléments le travail le plus rude auquel fussent soumis les hommes, car on peut dire que si jamais ils ont gagné leur pain à la sueur de leur front, c'est pendant la longue période de siècles qui se sont succédés depuis les temps primitifs jusqu'au moyen-âge.
Source : Gallica

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