Louis Huart

Louis Huart

Résumé

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du médecin (1841)

Le médecin philanthrope ne se contente pas de se vouer à l'humanité souffrante, comme le vulgaire de ses semblables. Non-seulement, nouveau don Quichotte de la médecine, il parcourt le monde en redressant partout les torts et les travers, mais encore il rougirait d'accepter le moindre salaire pour ses consultations. Vous avez vu ou du moins vous avez pu voir au Cirque-Olympique, dans la pièce du Mirliton enchanté, un certain docteur espagnol qui remettait les bras et les jambes, et qui recollait la tête à ses malades.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du médecin (1841)

Pas de réputation pas de malades, pas de malades pas de réputation ! — En médecine ce n'est pas comme en algèbre , on se soucie fort peu d'aller à la recherche de l'inconnu.
Deux moyens sont employés par les docteurs de toutes les facultés possible pour arriver à cette transformation difficile qui change le
modeste étudiant en médecine en un célèbre praticien : — à savoir le travail et le charlatanisme.
Par le travail on peut arriver, si l'on a la chance, à gagner mille écus au bout de quinze ou dix-huit ans.
Source : Gallica

Portrait de Louis Huart Louis Huart Physiologie du médecin (1841)

Un médecin qui voudrait prouver à sa jolie cliente qu'elle est bien portante quand elle veut être malade, serait un être bien peu intelligent ; aussi a-t-il toujours quelque remède à prescrire pour combattre cette terrible maladie.
Source : Gallica

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