Résumé

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Encore du magnétisme ! par Pigault-Lebrun… (1817)

Un magnétiseur, d'une faible constitution, se laisse aller à un sentiment de bienveillance et d'humanité. Il n'a pas consulté ses forces, et, après quinze jours, un mois de soins assidus, il reconnaît l'insuffisance de
ses moyens ; il éprouve une sorte d'épuisement qui le décourage. Souvent un malade, impatient, se lasse de ne pas arriver à ces effets prodigieux , dont il a lu des relations. Le traitement est interrompu, et les parens , et les amis , et les incrédules et les malins disent, répètent partout que le magnétisme ne guérit pas.
Source : Gallica

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Encore du magnétisme ! par Pigault-Lebrun… (1817)

Examinons si la faculté avait un intérêt réel à admettre ou à rejeter le magnétisme.
Il est malheureusement trop vrai que, sous beaucoup de rapports, la médecine n'est qu'une science conjecturale, et qu'il est certaines maladies, qu'elle connaît très-bien, mais dont elle ignore le remède. Les conjectures sont souvent funestes au malade, et je ne répéterai pas les plaisanteries de Molière et de Beaumarchais, que tout le monde sait par cœur. Le somnambule magnétique
n'est jamais incertain.
Source : Gallica

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Encore du magnétisme ! par Pigault-Lebrun… (1817)

Le malade meurt ; mais qui ne meurt pas ? Son médecin mérite des éloges : il a fait ce qu'il a pu; s'il n'a pu bien faire. il a fait glisser le défunt de la vie à la tombe, sans qu'il s'en soit aperçu.
Le même médecin voit un misérable dans un hôpital ou sur son grabat. Il fait, en honnête homme, tout ce qui dépend de lui pour le soulager; mais un médecin, honnête homme, n'a pas contracté l'engagement d'être toujours heureux.
Source : Gallica

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