Résumé

Portrait de Gérard Piogey Gérard Piogey Du charlatanisme médical et des moyens de le réprimer (1853)

N'est-il pas étrange de voir les brevets ne pas être permis en médecine, et les exploiteurs en recueillir les bénéfices, sans en subir les charges? Dans les arts, le brevet est un privilége temporaire que l'on paie, et qui tombe dans le domaine public après dix ans, quinze ans au plus ; mais il n'y a pas de prescription pour les préparations médicamenteuses : après une année comme après un siècle, c'est une propriété privée, un secret exploité.
Source : Gallica

Portrait de Gérard Piogey Gérard Piogey Du charlatanisme médical et des moyens de le réprimer (1853)

Il semble que le mensonge et l'imposture soient permis en médecine, comme s'ils n'avaient aucune conséquence funeste. Sans titre, sans même être herboriste, on s'intitule professeur d'une des branches de l'art de guérir; sans avoir donné la moindre preuve de capacité, on prend la qualification d'auteur de mémoires importants adressés aux Académies des sciences et de médecine, pour une communication dénuée de tout intérêt et le plus souvent étrangère à l'art de guérir, et même pour l'envoi d'un papier cacheté dont on ne prendra jamais connaissance.
Source : Gallica

Portrait de Gérard Piogey Gérard Piogey Du charlatanisme médical et des moyens de le réprimer (1853)

Si l'impéritie effrontée du charlatanisme avait seulement accès auprès des sots dotés de la fortune, on pourrait négliger de s'en occuper ; mais l'indigence est un des filons de la mine exploitée. L'instinct de conservation dominant tous les êtres, se trouve dans toutes les classes de la société ; et la santé étant le plus précieux des biens, un pauvre est toujours disposé à l'obtenir aux dépens de tous les sacrifices, même de l'honneur, a dit Charron.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature