Alexandre Pilenco, Les moeurs du suffrage universel en France… (1930)
“ Le scrutin une fois terminé, l'urne doit-elle être ou bien immédiatement dépouillée, ou bien mise en sûreté ? — « Les urnes, expliquait-on dans l'Hérault, ont une tendance extraordinaire à s'envoler, à se transformer, à se substituer les unes aux autres, dès qu'on les perd de vue ; quand une urne se transforme, elle est toujours beaucoup moins bonne pour l'opposition après la métamorphose » (18) . Enfin, si tous ces procédés ne donnent pas le résultat voulu, il ne reste plus au président du bureau que de provoquer une bagarre, pendant laquelle on démolit l'urne avec tout ce qu'elle contient. ”
