Résumé

Eugène Pierre Traité de droit politique, électoral et parlementaire… (1910)

Il n'est pas bon que l'électeur soit hanté par l'idée que le Budget lui doit des subsides et des places; le Budget est fait pour l'État seul, pour la défense de ses frontières et pour le développement de son outillage intérieur. Il n'est pas bon que les Chambres soient contraintes d'user leur courte existence à tourner sans cesse autour d'un problème plus insoluble que la quadrature du cercle, à chercher éternellement l'accord financier entre les exigences individuelles et les besoins nationaux.
Source : Gallica

Eugène Pierre Traité de droit politique, électoral et parlementaire… (1914)

Les textes les plus draconiens n'ajouteront rien à ce qu'ils savent déjà des dures obligations de leur mandat. Pour les soutenir dans la voie difficile et souvent douloureuse du progrès politique et social, il y a quelque chose de meilleur que la bureaucratique formalité d'une signature quotidienne ou le rigorisme de minutieux pointages; il y a cette foi pieuse que leur inspirent les destins augustes de la Patrie; il y a cette ardente conviction qu'une démocratie comme la nôtre a des devoirs sacrés à remplir envers elle-même et envers
l'humanité.
Source : Gallica

Eugène Pierre Traité de droit politique, électoral et parlementaire… (1914)

Rien ne limitera, à notre avis, les prérogatives du Parlement tant que ses membres disposeront du droit d'interpellation. Mieux que le refus de voter un crédit, l'interpellation, qui peut intervenir à tout moment, est de nature à défendre le Parlement contrs tout empiètement possible du Pouvoir exécutif, de nature à arrêter le Gouvernement sur une pente dangereuse, à le maintenir dans la voie qu'il serait sur le point de quitter. Mieux que la discussion hâtive d'un chapitre du Budget, l'interpellation permet d'exercer un contrôle sévère des dépenses publiques.
Source : Gallica

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