Georges Rodenbach,
Bruges-la-Morte
“ Barbe s’en était allée ; Jane gisait ; la morte était plus morte... Quant à Hugues, il regardait sans comprendre, sans plus savoir... Les deux femmes s’étaient identifiées en une seule. Si ressemblantes dans la vie, plus ressemblantes dans la mort qui les avait faites de la même pâleur, il ne les distingua plus l’une de l’autre — unique visage de son amour. Le cadavre de Jane, c’était le fantôme de la morte ancienne, visible là pour lui seul. Hugues, l’âme rétrogradée, ne se rappela plus que des choses très lointaines, les commencements de son veuvage, où il se croyait reporté... ”

