Georges Rodenbach,
La Vocation
“ Moi-même et Mme Cadzand, qui avions vu clair dans ton cas, nous serons ravies que tu épouses Hans. Il mérite que tu l’aimes ! Ne pleure plus, Wilhelmine ! La jeune fille sauta au cou de sa mère, l’embrassa avec ivresse, les yeux clarifiés, séchés de tout ce vilain chagrin qui avait plu en eux. Puis, se ravisant : — Oui ! Mais s’il s’obstine, veut être prêtre ?... — Cela, c’est affaire à toi, Wilhelmine. Fais-toi aimer. Tu l’aimes, c’est le principal. Arrange-toi pour qu’il le devine, le sache un peu... Les hommes aiment surtout quand ils savent qu’on les aime... ”
