Alphonse Daudet,
Les Contes du lundi
“ Quelle ville ennuyeuse et froide que ce Munich, avec ses grandes avenues, ses palais alignés, ses rues trop larges où le pas résonne, son musée en plein vent de célébrités bavaroises si mortes dans leurs statues blanches ! Que de colonnades, d’arcades, de fresques, d’obélisques, de temples grecs, de propylées, de distiques en lettres d’or sur les frontons ! Tout cela s’efforce d’être grand ; mais il semble qu’on sente l’emphase de cette apparente grandeur, en voyant à tous les fonds d’avenue les arcs de triomphe où l’horizon passe seul, les portiques ouverts sur le bleu. ”
