Ernest Vinet, L'Art et l'archéologie, par Ernest Vinet… (1874)
“ Ce fut à cette source que la Renaissance courut s'abreuver. A cette première heure, et quand « l'àme légère de la Grèce » vint caresser de son souffle les rudes et vigoureux esprits du seizième siècle, il y eut comme un éblouissement ; la vue de cette antiquité jeune, brillante, épanouie, se révélant tout à coup, amena l'enthousiasme, l'enivrement, la folie. On se mit à genoux, on adora. On vivait si bien au milieu de l'antiquité, que la juger devenait impossible ; on était trop près ; l'espace manquait pour se mettre au point de vue de la critique, qui ne vint que plus tard. ”
