Résumé

A. Geffroy Les Peintres scandinaves à l’Exposition de 1861

« Femme, crie-t-il à Halgerda, vite une boucle de tes cheveux pour tresser une corde à mon arc ! — En as-tu grand besoin ? demande Halgerda. — Notre vie en dépend. — Eh bien donc ! je refuse, répond-elle ; souviens-toi du coup dont tu me frappas naguère ! — Je ne prierai pas longtemps, reprit Gunnar ; chacun se rend illustre à sa façon. » Tel est le récit de la saga, telle est l’héroïne ou plutôt la furie que le nom d’Halgerda désigne ; mais peu importe après tout au public français, qui ne demande à Mme Jerichau qu’une belle peinture, de quelque façon qu’elle soit conçue.
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A. Geffroy Les Peintres scandinaves à l’Exposition de 1861

Tidemand et Gude ont seuls rappelé la vie par leur originalité. Ils y ont formé de nombreux élèves, venus comme eux surtout du Nord, après avoir admiré la même nature, respiré le même air des lacs et des montagnes, reçu la même éducation première, les mêmes préceptes religieux, les mêmes sentimens et les mêmes idées.
Le groupe des peintres du Nord est représenté à l’exposition de cette année par quelques œuvres de beaucoup de mérite ; tous les grands noms de l’école Scandinave n’y figurent pas, mais ceux qui y sont méritent d’être comptés parmi les principaux.
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A. Geffroy Les Peintres scandinaves à l’Exposition de 1861

Pour prix des ténébreux mystères qui lui seront révélés, il perdra la raison. — Telle est la donnée légendaire que Mme Jerichau a mise en œuvre fort heureusement : la vaste étendue de la pleine mer, la lumière incertaine, le regard mystérieux et profond de la sirène, sa beauté perfide, répondent bien au type que les chants et les récits populaires ont rendu familier dans le Nord.
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