André Theuriet,
La Chanson du jardinier, souvenirs de l’Argonne
“ La chanson tout entière n’avait pas le sens commun, et pourtant « ce beau petit bois, » les doigts où le sang coule, « l’arbre d’or » et « le clair diamant, » ces mots sonores et colorés sortant de ces pures lèvres enchantaient ma jeune imagination. A partir de ce soir-là, je devins amoureux de Franceline. Ces amours de quinze ans ont le charme des primevères d’avril ; elles en ont la grâce frêle, le velouté, la couleur d’un blond doré, et aussi le parfum, ce premier parfum qui annonce le printemps et qu’on n’oublie plus. ”
