Résumé

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Le Roman anglais contemporain - 14 juin 1867

Il faudrait mettre en regard de cette scène celle où Lionel Brakespere, le gentilhomme faussaire, le viveur éhonté, repousse durement la malheureuse femme qui vient lui demander un amour depuis longtemps éteint, depuis longtemps oublié ; mais ici la vérité des couleurs, l’exactitude du pinceau rend très vulgaire et presque repoussante l’image qu’on fait passer sous nos yeux.
Une femme à deux maris, sous la plume d’un romancier, manque rarement de solliciter à certain point la commisération des bonnes âmes.
Source : Wikisource

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Le Roman anglais contemporain - 14 juin 1867

Bornons-nous à rappeler que dans les romans anglais, comme dans nos vaudevilles d’il y a quarante ans, l’auteur tient volontiers en réserve une petite merveille de sagesse et de raison pour dédommager en temps et lieu l’honnête homme fourvoyé dans une trahison comme celle de Margaret Dacre. Quant aux perverses de sa trempe, leur sort est généralement fâcheux, et il n’est guère d’exemple que l’auteur d’un roman ou d’un drame se permette de les laisser longuement jouir en paix du bénéfice de leur immoralité.
Source : Wikisource

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Le Roman anglais contemporain - 14 juin 1867

Dianora Orsini appartenait à une grande famille, Gemma Venturi était la fille d’un riche et savant libraire. A la première avait été fiancé dès l’enfance Gino Donati, lui aussi de haute race. Ni l’un ni l’autre ne possédaient de fortune ; mais un avenir brillant leur était promis, attendu que Gino, lorsqu’il aurait acquitté les dettes contractées par un père prodigue, devait se trouver en possession d’un assez beau domaine, et que les biens immenses de l’oncle de Dianora le riche et parcimonieux marquis Ferdinando Bandinetti, ne pouvaient manquer d’échoir à sa nièce.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature