Pierre Paris, La sculpture antique (Nouvelle édition… (1889)
“ On sent dans ce chef-d'oeuvre tout l'esprit, sinon la main du maître. Le sourire archaïque n'est qu'une naïveté ; il est figé ; il n'exprime, il ne reflète pas un état d'âme. Les dieux de Phidias étant dieux, partant impassibles, n'ont qu'une majesté, une sérénité vague, immortellement fixe sur leur face sublime ; les athlètes de Polyclète sont des modèles, c'est-à-dire des corps sains et jeunes, sans souffrance ni joie intime que celle d'être forts en muscles et parfaits en proportions ; leur chair est tout, ils n'ont point d'âme, et leur visage reste banal. ”
