Théodore de Banville,
Contes bourgeois
(1885)
“ Ce qui tout d'abord me l'a fait prendre en haine, c'est son absolue et irritante perfection en toutes choses, qui me poursuit comme la plus cruelle ironie. Sur un point quelconque, il m'a toujours été impossible de le prendre en faute. Il n'est jamais fatigué, il ne se plaint jamais de ses travaux, il est toujours gai, spirituel, reposé comme s'il sortait du bain, mari et amant irréprochable, prêt à quitter le labeur le plus attachant pour m'emmener au bal, à la comédie, où je veux, pour m'embrasser, pour m'amuser comme une enfant, pour causer chiffons, et il en cause mieux que moi. ”
